Sur de vagues airs de lauze, le ciel berce un nid aux oiseaux qui fume de sa chaude couleur surtout la saison des neiges tandis que des feuilles d’or vacillent au flanc de la montagne.
Sur de vagues airs de lauze, le ciel berce un nid aux oiseaux qui fume de sa chaude couleur surtout la saison des neiges tandis que des feuilles d’or vacillent au flanc de la montagne.
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Le fait est que la fiction ne m’étonne plus, ou dans un sens ou dans un autre, qu’elle réduit la perspective de vivre par le fond. Avant, après la fiction, nul n’habite notre esprit (même le symbole). Le document présente, au contraire, le double avantage, de surprendre (plus ou moins) et de substituer l’original au modèle. Le documentaire ouvre seul les portes de l’imagination.
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La poésie se définit provisoirement et successivement comme une information déformée et révolutionnaire, car j’informe de et par mon expérience seule et universelle, je déforme cette langue en ma langue, et de là suit l’impossibilité de tout retour en arrière (également intradermo-réaction).
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J’appuie ma langue sur des structures humaines, le matin, aux pointes rougies par le sommeil, pour faire d’un amas de cendres ma nouvelle nuit. (J’ai besoin de leurs os.) Je plonge ma tête dans ce charnier de fièvre, le matin au réveil, laissant sur le progrès ma bave en spirales.
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Etang de marbre noir, je fus dans l’encre opaque comme un poisson dans l’eau, monstre marin, noyeur de navires, que l’industrie des hommes amenait à mourir, entre mes bras, authentiques indiens fiers de leur nature (barbares sereins comme des enfants).
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(Jamais l’homme ne résout l’angoisse qui le constitue), jamais le bien ne lui ôte la vue.
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Dessus les longs nuages j’ai vu naître une montagne d’Amérique, si haute, si jeune, si claire, que j’ai tendu la main pour la prendre, au mot si je puis dire, et je suis allé vers ses flancs me connaissant déjà, chaude ; tu es si douce, belle animale, que je viens à toi en géant, en invisible amoureux, faire, faire ce que l’on n’entend pas, tout bas, ce moment de beauté.
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Les nuits, les lucarnes froides des taudis sont laides où s’imaginent de vieilles femmes tenant encore à peau de chienne des casseroles cireuses, récipients de soupe faite à noyer l’œil comme un mal, venu par-là finir son reste. Rien ne sort de l’ampoule qu’une scie droite qui ferme la chair à grands coups de louche et les murs s’éclaboussent du jaune à l’olive, vitreux comme une herbe. J’entends, j’entends la savate parler comme une lèpre sale, et le couteau crispe ma main, assis dans la cuisine, prêt à lui régler son compte.
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De ma fenêtre la lune brille, blanche et ronde comme une enclume, et quatre traces de doigt marquent le cinquième au moment où je la ferme. (Elle ne m’a pas encore écrit.)
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Les femmes attendent la neige à la croisée, assises sur un banc de chêne, tandis que les hommes rentrent au son du glas. C’est l’heure de tenir près de l’âtre sa maison de pierre, avant le cœur du silence.
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Sur les lacs indélébiles de mon esprit stagnent des taches nauséeuses que ma tête ne parvient pas à lire malgré ma forte inclinaison. Pourtant je penche à croire que toute vertu est bonne, assimilée à un grain de sable, qui donne à lire ces nuages céphaliques. Je ne maintiens pas qu’il faille un peu de revirement brutal pour arriver au point que l’on souhaite ouvert, mais s’il est un terrain ardu du dehors, c’est bien celui inscrit dans le ciel noir, toujours à l’affliction.
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La pluie s’essuie, des gouttes se lassent, de points à points, au-dessus des tapis de douces humeurs de fatigue bleue. Ciel, nettoie cette glace, que son teint me pardonne de ma longue paresse de ce jour sans fin. Je trace sur la petite ardoise ma figure absente dans la couleur du toit. Je ferme ma main sur la craie et range mon sac.
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Je cherche ce soir à marcher plus loin, à porter le feu jusque dans leur tête, à nuire jusqu’à ( ) que leur souffle meurt.
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Eros escalade ma colonne vertébrale, un insecte noir, pour finir à l’angle de ma nuque (tressée) en totem barbare riant à pleines dents, et tranche comme une herbe ma règle animale qui servait jusque-là aux dessins de mon être. Il tord au plaisir mes droites passées sur lesquelles j’avançais bien péniblement pour faire de l’idée l’invincible nature. Je ne suis plus maintenant qu’un jouet que l’on trouve aux détours des mares comme un cri que portent les nez pointus des files au chemin de la croix.
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Les couloirs des longues femmes du rêve tracent les fils d’Ariane qui nouent la tête solaire du Minotaure à la terre. Sa masse coule dans les veines des courtisanes. Quand la musique du luth silencieux suit la procession du bain. Les libations coupent alors le lien du pêché.
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Derrière le voile, le ciel m’observe d’une aile noire, et je ferme les yeux sur l’oreiller comme un enfant.
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Pour qui aurait envie d’évaluer le coût de ce journal, seize francs cinquante lui dirais-je, le prix encore au crayon écrit sur la première page.
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L’escargot écoute par la fenêtre un château de cartes tomber quand le poêle pénètre sa maison d’une chaleur indolente. Il nourrit sa langueur d’une étude longue des gestes de son temple que son temple affecte de prendre. Au moment où passe devant ses cornes l’effroyable nuit qui hante son sommeil, il porte en avant son espace pour échapper à la douleur du soir. Et meurt comme une bête face à la lune.
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Un automne neuf laisse souvent émerger des gouttes de croix que le poète n’ose prendre pour argent trébuchant. Ces faces de ciel noyant les champs, les écoles, les routes, n’ont pour valeur que leur forme géométrique, et le poète même aveuglé par le bruit n’entend plus alors la profonde pensée et tombe des nues sur ces gouttes de croix comme un charbon ardent cassé du sommeil.
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Un verre bien propre nous mena l’autre jour au temps du dehors dans une glace bien propre, rivée au mur, qui montrait une aiguille à prendre le train. Sur le col des chaises se posaient des lumières, disparues depuis, pour aller à la gare suivre le cours des idées de la ville. Au radiateur restait comme unique soldat un gros chat touffu nous tournant le dos puisqu’il savait que nous n’étions pas là. Sa maîtresse d’ailleurs, d’un commun accord, nous abandonna (à notre sombre sort) laissant derrière elle la fameuse pelote, et l’aiguille tournée vers le comptoir d’inox où les cartes montraient ostensiblement un jeu sans surprise. Nous les aurions brûlés, ces lieux sans image, mais pour finir en cendres, il n’en était pas question.
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Car contre l’orage, nous nous abattions comme des mâts sur un grain, et l’herbe nous abandonnait à ce puits. Nos visages d’ogres entraient dans nos cols et nous marchions droit, près à griffer de nos doigts, la marche ultime du calvaire.
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Il me paraît improbable de franchir mes textes une deuxième fois sans les abîmer, c’est-à-dire sans les dénaturer, car toute correction est un luxe de l’esprit s’affranchissant de l’instant, et le temps l’ennemi de l’éternité.
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A-peu-près toute chose porte sur elle deux globes obscurs, l’un nageant vers le bas avec grande difficulté, l’autre tournant sur lui-même sans se reconnaître, et se développe pareil à l’antique cyclope incapable de voir. De cette anomalie que la nature juge acquise, dérive les mal-êtres et l’ignorance des choses qui portent sur elle-même des regards entendus que l’on comprend à peine.
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Loin d’être un artisan de peu de sens, l’homme ouvre la pierre sous un angle précis à sa manière d’être. Ainsi assouplit-il son geste en habile ouvrier, et frappe l’angle qui laisse le bloc à nu paraître comme son image. Le fragment porteur de marques indélébiles et naturelles est alors comme son âme, un complément de pluie porté à la terre.
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Peut-être sondons-nous toujours plus profondément nos corps enfantins afin de mieux souffrir.
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Trop vite la scène tourne mal quand le magicien tire l’univers de son chapeau ; le lapin lui mord la main. Le mystificateur, au contraire, n’hôte rien du spectacle pour un public averti, car l’intérêt ne naît pas de l’incroyable mais sort de l’ordinaire, et la beauté ne tient pas au mensonge comme à la vérité.
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A vau-l’eau passent les saisons et meurent en riant, et je bats ce spectacle d’un pied vieillissant qui finit ce soir par le chagrin.
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J’ai inscrit mon histoire dans le sol comme un arbre, tourné la tête et baissé les bras.
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En comptant les allumettes qui restaient à ma boîte, je vis une chose étrange, mon être s’épuisait en silences, je veux dire, qu’il tenait tel un diamant sur ses feux, lisse et miroitant ; à partir de là, je n’ai plus tenté d’atteindre l’eau pour peindre mon ardeur de beauté, j’ai laissé filer comme ça, tout simplement.
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C’est
une paix froide qui coule sur ces murs comme un glacis de mains écorchées ;
c’est une âme chaude en ce cœur carré comme une pièce d’argent que d’autres occupèrent
; c’est un mat de cocagne porté dans la terre jusqu’à la pierre, jusqu’à ce
qu’elle pleure.
Allons, mon frère, il est temps de partir, nos ombres
s’éloignent, le ciel se tait ; ne te retourne pas, regarde la
lumière ; peut-être ce soir pourrons-nous l’atteindre, peut-être ce soir,
avant qu’elle ne tombe.
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Le bonheur est à-peu-près insupportable à l’homme normal, il l’adore ou le méprise, dans tous les cas, participe au jugement du Fils.
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Sous le mot de musique que l’on accorde volontiers à la poésie, se cache le plus souvent le terme de mélodie, mais aujourd’hui et dans notre monde, l’œuvre s’accomplit dans l’atonalité, seule forme possible du reflet de la nouvelle modernité.
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Aucun terme n’est impropre en poésie, car la poésie n’est d’aucun pays grammaticalement liée, la poésie renverse un régime d’habitudes pour son simple plaisir et établit pour son règne la seule force d’une langue.
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Dire les choses telles qu’elles sont demeure une utopie et ne relève d’aucune poésie. Nous gagnons vite à laisser le mot économe de pensée pour être au plus juste près de soi. Une phrase claire coule trop vite pour le reflet de notre visage, et s’étire trop vite en un long calme plat. Seule la source qui fracasse le roc, propulse la matière haut dans le ciel et maintient l’univers une seconde en suspens avant que tout ne retombe dans un terrible silence.
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Ma langue cingle ma chair qu’elle laisse ouverte sans plus de sel. Faut-il souffrir ce faire brisant ma conscience qui fuit son jugement, arrêter cet élan de mon corps qui s’enchaîne ? Que puis-je faire pour ne pas finir par moi-même, étouffé de lettres trop vite jetées ?
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A quelque songe d’un matin de poème, une anthologie sur les pieds, je plonge dans l’eau froide. Ma tête me fait mal dans ce lieu différent et je ne comprends pas. Je marche à rebours pour ne pas voir la question, de la nécessité d’être riche ou pauvre.
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Une langue de feuilles lève mon soulier dans l’ombre où je t’accompagne ; j’écarte ce froid qui me serre la gorge d’une main plus que blanche ; j’essuie la sueur de mon front et murmure ton nom dans la glace ; j’allonge le pas pour éviter de trembler (ma tête me fait mal). Il n’y a rien dans ces arbres que le trait d’une prison. La porte claque et souffle mon regard. J’écoute ma parole, seule, en ton nom qui résonne…
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J’éprouve l’histoire
comme une ligne brisée sur le papier, me contournant, qui divise ma mémoire en
morceaux de même nature jusqu’aujourd’hui. J’ouvre sur cette ligne l’espace de
mon acte antérieur qui se reproduit de même. Je comprends qu’il ne m’est plus
utile de savoir ce moment si long. Je tourne la tête vers le présent.
Maintenant
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Nous sommes du bord des gens de peu, la figure tendre de nos nuits se grave dans le pain, nous sommes le cœur du peuple, nous sommes demain. Un enfant nous regarde et nous ne pouvons rien, notre main fatale se crispe sur nos os et nous baissons la tête pour avancer.
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La concentration du sens plie la poésie à sa tension extrême qui sert au trait pur nous menant au centre des objets de nos sens, là où s’arrête le temps dans un point immatériel qui enclot tout espace noir. Comme une clef de voûte engloutie par un vide, ne reste alors que l’onde interrogative de nous-même.
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La barbarie est de notre temps. L’homme enfonce ses pouces dans ses orbites et oppresse son cerveau pour en tuer toute réflexion. L’atrocité porte notre visage sous terre et nous cloue les lèvres.
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Souvent le soir, juste à la nuit, les premières étoiles m’étonnent par leur lumière si naturelle… (que je trouve sans recherche).
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Une montagne de nuages se verse sur la terre mouvante comme le sable dans laquelle l’homme en proie à la nature tente sa dernière chance. Il prend l’arche pour renaître, animal dans l’autre lieu, après la défaite. Il fuit la colère d’un outrage qu’on nomme sans nom. Il creuse son lit dans la pierre en forme de barque. Peut-être cet assemblage de mousses primaires aura raison de lui, mais il sait, en tout cas, son chemin à la nuit.
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Pauvre ange de
Paul Klee,
Bouteille vide jetée
dans l’alcool quand un enfant vous regarde, ses ailes d’or érigées lui ôtant
les bras. Il naît de ses eaux, triste fantôme, pour venir à nous… et la pluie
tombe.
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La pâte dense du poème est cause de sa naissance (son développement cellulaire portant en germe le mal), constitue son organisme vivant, et meurt ainsi à la lecture (pour mieux se propager).
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Quelle belle œuvre que cette recherche qui avance si lentement à prendre toute vie jusqu’à la moindre parcelle ! Force de l’inutile, quel livre dans le monde ! Jusqu’au soir d’un homme qui porte son destin par ces mots ressassés et transforme en butin ce poids des ans.
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Craindre que le penseur ne l’emporte sur le faiseur, croire ouvrir le chemin, s’affirmer comme le prophète encore dans la nuée des chauves-souris, sont autant d’attitudes qui renoncent à la première personne.
J’aime cette délicate
bouche à feux que mes doigts portent sur la neige, et qui brûle ma tête
laissant derrière elle les traces d’une poudre consumée en douce suie. C’est
l’arme (de mes yeux) qui expie la faute d’être ici-bas pour me ramener à
demeure. Ainsi je confesse mon penchant quotidien au suicide quand monte la
nuit.
Peut-on décemment ne
vouloir créer que la masse de l’œuvre ? Car tout poids de mesure opposé au
volume l’emporte de beauté, sur ce point justement.
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Les pommiers sont en
fleurs, roses, comme les joues des chérubins, parés à noyer nos chagrins de
larmes.
Trop d’émois
conduiront-ils ma main au sort abject de l’ilote ?
Je pénètre cette forêt,
la nuit, et m’arrête là, sur le chemin, pour descendre et faire quelques pas
dans la lumière afin d’avoir, comme toi, la peur du vide.
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