Publication, juillet 2010.
Texte d' Angèle Paoli.
Extraits
"Météo, météo,
le petit coquelicot n’est plus.
Nulle autre fleur ne l’a remplacé. Les pétales gelés du petit « coqueli » de novembre sont tombés. Roulés, broyés par la tempête. Un vent glacial transit l’espace. La mer semble avoir pris du volume et s’être rapprochée. Elle gagne sur la montagne. Bleu vert foncé.
Elle pense au coquelicot de Zanzotto. Que sait-elle du Papavero ? Elle lui plante le coquelicot de Zanzotto dans le cœur. Météo, météo."
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"Ils sont là tous les deux dans la lumière du matin. Ils se font face, silencieux, observent, paisibles, la montée du soleil derrière la montagne. Le petit port est désert. Les volets sont clos sur les désordres d’août. Le clocher de Saint-Roch, immobile, s’arrime à son immuable solitude. Que reste-t-il de l’été, se demandent aussi les crabes rendus au ralenti de leur marche ? La lumière fait des ronds dans l’eau. Ils se toisent l’un l’autre, respirent les légèretés de l’air. Ne plus garder que cela, cette clarté originelle, se fondre dans le soleil et la fraîcheur de la vague, se laisser enrouler dans sa paisible profondeur."
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