était
est-ce maintenant
l'échange
d'un baiser sans âge
était
est-ce maintenant
l'échange
d'un baiser sans âge
marge de la vie
meubles de la mémoire
cahiers
crayons et
gommes
j'y ai déposé une goutte
de feu dans la gueule
quand le chien aboiera
je tirerai la langue
prend note d'une nuit
courte
sous la fumée
des canons
de différentes terres
nous nous croisons dans le même bouquet
éphémères
trop de... trop
s'écriait-il
trop de fourmis dans ma tête
pour être peintre
A la croisée des chemins
j'attends
qu'une pierre pousse
une goutte de bêtise par minute
remplit une mare
aux canards
une façon d'être
dans le désordre
poser le crayon à sa place
dans un pré de jonquilles
je crois pouvoir tellement le ressentir
si près d'elle
cet infini
au bord de nos rêves
mon bras la douleur d'être morte
physique absente
un berger dans le ciel
le passage d'un fil consumé
à la couleur
à la musique
à l'amour
une fissure laissant passer les eaux du ciel
vers la terre ferme
comme un blé
solitaire mais moins esseulé que ce couple d'oiseaux nichant
sur une branche muette
associer deux mots sans
discernement
et le poème est faux
comme tant de toits partagés
mais il faut bien convenir qu'un peu
de chance est nécessaire
tu te regardes ensuite imploser avec
étonnement
le chien qui ne omprends pas
la claque du maître
douce opposition de la chair
que tu aimes tendrement croquer
l'enfant et sa mère
précipitament accrocher au papier
quelques notes
arrachées aux tourments
être dans ou hors cadre
l'un grisant
est pauvre
l'autre déroutant
ouvre la voie
vin frais de midi
au troquet de plaisance
ma vie s'arrête
dans le silence
jardin du matin dont tu traces les sillons
heureux d'être de la nature
écrire pour mener son âme
jour après jour
au puit rafraîchissant
l'expression
entrer dans
la langue
implique trop facile trop rapide
passer à travers
les mailles
de la langue
conviendrait mieux
puis
passer au travers
pour autre chose
que la langue
franc-tireur de la poésie
mes actions sont isolées
insensées et folles
magistralement belles
le pouvoir de l'homme n'est pas dans le pouvoir -
exercice facile de tyrannie paternelle -
mais dans son partage - risque mesuré sans cesse renouvelé
appel silence appel silence
paroles silence
dans ma tête trop du bruit des autres
mûre réflexion
sur le papier
goutte d'eau légèrement teintée
éclatante de lumière
où l'homme va-t-il chercher plus que l'animal
la jouissance dans la barbarie
dans tes yeux la beauté
de l'amour
quand dans tes bras tes dernières forces
te tiraient vers moi
jouir du mal est
mal jouir
peine à jouir
impuissance de l'homme
épingle blanche
orange jaune vert bleu
cravate de l'aube sur nos têtes noires
aristocratique valse sur l'échiquier
à mesure des coups
d'un salut commencée
d'une botte achevée
Aube brune
délicates et sereines
s'opposent majestueusement
au-dessus de la benne
dix ans une rose carnée
glisse comme le verre
de mes doigts mouillés
invariablement
comme les oiseaux face au soleil
sur la même branche
j'écris
être avant l'aube
perle dans le vent
belle
sur une page
empenner sa pensée pour
qu'elle file droit vers l'expression
la plus simple du monde
l'écriture comme marche
pas après pas
le genou se dégrippe
les poumons se libèrent
d'une poussière trop longtemps déposée
femme assise masque posé
qu'y a-t-il dans ce coffre sinon l'autre monde qu'est mon esprit ?
temps délicat du matin du thé et
de la pensée
une
pas plus
suffit à vous ravir la journée
à défaut d'être
les uns contre les autres
plus lumineux qu'un feu
nous
dispersés
des fins de braises
les seigneurs de l'azur
ramagent à l'aube
comme avant l'assaut des nuages
mise en oeuvre du volet psychiatrique
résultats rapides
je me canalise
esclave de la bouche d'autrui
muet comme une carpe
entre-deux maxillaires
neige en amitié ce matin
déplacement annulé
garde contact téléphonique
aborde l'échec l'esprit clair
comme une lame fend la chair
viciée de mépris
ils sont partis en Afrique peut-être
monter ailleurs leur chapiteau de vent
user leur folle liberté
aurais aimé être là
importante raison absence
écris de l'au-delà
baiser chaud de l'acier
langue
émulsion de salive
sur coeur salade
lin rouge sang
empreinte de la terre
attaché au fuseau
de notre étoile familière
Pour A.
locustes bruns descendus des nuages
croque-maisons
et
croque-visages
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